| Heavy Rain - Test complet |
| Écrit par Jean-luc Lobjois | ||||
| Lundi, 08 Mars 2010 18:48 | ||||
Page 1 sur 2 En développement depuis près de quatre ans, le jeu Heavy Rain est enfin sorti dans nos commerces, et le résultat est surprenant à bien des égards. Ceux qui connaissent bien Quantic Dream savent à quel point le studio de David Cage aime bousculer les règles établies et c'est ce qu'ils ont fait une nouvelle fois dans Heavy Rain, au risque de déplaire à certains joueurs. Déroutant au début, Heavy Rain s'inscrit dans la lignée des titres incontournables qui peuvent à eux seuls justifier l'achat de la console. Attention coup de cœur de la rédaction.
Un point de départ déroutantHeavy Rain est clairement le soft qui prend tout son sens quand on y joue chez soi dans une ambiance proche de celle que l'on met à profit quand on regarde un bon film. A savoir de préférence le volume sonore de la TV assez haut et dans le noir complet pour une meilleure immersion. Heavy Rain n'est pas vraiment un jeu comme les autres. Certains oseraient même dire qu'il ne s'agit pas d'un jeu vidéo mais plutôt d'une expérience interactive qui se rapproche du cinéma. Comme c'était le cas dans Farenheit, le précédent jeu du studio de David Cage, Heavy Rain est scénarisé tout comme un long métrage mais nous donne de nombreux choix qui influencent le bon déroulement de l'intrigue. Comme les codes au cinéma ne sont pas forcément ceux adoptés dans le domaine des jeux vidéo, les premiers pas dans le jeu sont déroutants. Comme dans un thriller, le scénario ne se met pas en place d'emblée, bien au contraire. Les premiers pas dans le jeu, que l'on peut considérer comme une sorte de tutorial, nous place dans la peau d'un Ethan Mars heureux qui débute une journée quotidienne et banale. En attendant l'arrivée de ses fils et de sa femme, il s'agit de prendre sa douche et de s'occuper comme on peut dans une maison magnifique. Quand tout le monde est rentré à la maison, on aide sa petite femme à porter les courses et on joue dans la cour avec ses deux gamins. Des séquences du quotidien qui installent un sentiment de stabilité et de bien être rapidement balayé par la séquence qui suit ensuite. Sans en dire trop, un événement particulier va bousculer la vie d'Ethan Mars et de sa famille, un événement qui nous rappelle en soi qu'il ne faut pas grand chose pour que des vies changent du tout au tout. Quoiqu'il en soit, nous allons évidemment rester évasif au niveau du scénario car c'est clairement l'argument principal du jeu et qu'on ne veut vraiment pas vous gâcher le plaisir de le découvrir par vous même. Outre le fait que le scénario prend du temps à démarrer, on est également très surpris de la jouabilité du jeu qui prend le risque de bouleverser complètement nos habitudes, ce qui n'est pas forcément un mal, avouons le. Pour faire avancer le personnage, il s'agit d'appuyer sur la gâchette R2 et on le dirige avec le stick analogique. Un peu comme dans un jeu de course où il faut appuyer sur cette touche pour accélérer en gros, sauf que dans le cas présent il s'agit d'un être humain qui marche plus ou moins doucement. Surprenant. De plus, chaque action est mise en avant par ce qui s'apparente à des QTE dont certaines prennent en considération les fonctions tilt de la Sisaxis et de la Dual Shock 3. Nous ne pouvons cependant pas vous confirmer si les vibrations de cette dernière ont une implication dans le jeu puisque nous n'avons pas pu tester le jeu dans ces conditions. On a la possibilité d'appuyer sur un bouton pour savoir à quoi pense notre personnage et avoir ainsi une indication sur ce qu'il a envie de faire (regarder la TV, dormir, boire un coup...), ce qui donne au jeu un petit côté Sims évolué les premières minutes de jeu. Heureusement, quand on avance un peu dans l'histoire et que l'intrigue du tueur aux origamis se met en place, les priorités de nos héros deviennent rapidement un peu plus palpitantes. |

