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The Saboteur - Test Complet
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Écrit par Ludovic Toriniere
Jeudi, 17 Décembre 2009 14:11 |
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Le studio Pandemic connaît des jours assez sombres puisqu’il a fermé ses portes dernièrement. Malgré tout, leur dernière production The Saboteur arrive sur nos consoles à titre posthume comme pour laisser une dernière empreinte dans l’univers vidéoludique. A la croisée de GTA et d’Assassin’s Creed, cette aventure à l’originalité de quitter les champs de batailles de la seconde guerre mondiale pour nous amener dans un Paris et la province sous l’occupation allemande. The Saboteur aurait-il pu être le dernier atout de ce studio peut être mort prématurément ?
 Sortie : 4 décembre 2009 - Développeur : Pandemic Studio
Un irlandais au secours la FranceLe clairon de la seconde guerre mondiale sonne encore une fois mais c’est sous l’angle de l’occupation de la France par les nazis que le sujet est cette fois-ci traité. Loin de prodiguer une leçon d’histoire, cette période est plutôt le théâtre de l’épopée de Sean Devlin, un irlandais qui doit avoir un trèfle à quatre feuilles planqué sur lui pour réussir à mettre en déroute une armée à lui tout seul. Ancien coureur au passé obscur, il erre dans un cabaret parisien afin de d’oublier ses déboires loin des frasques de la guerre. Pourtant lorsque sa vengeance embrasse la cause de la Résistance, ce dernier s’implique grandement dans le combat contre l’envahisseur dans les rues de la capitale. Le scénario dévoilera diverses intrigues au fil des rencontres de notre héros mais hélas elles perdent en intensité au fur et mesures qu’elles se révéleront voire confuses sur la fin. De plus si on est toujours ravi d’avoir des doublages en français, la synchronisation labiale est si catastrophique que les personnages s’adonnent même à des performances de ventriloquie par moment. La majeure partie de l’aventure se déroulera en plein Paris, reproduite selon une certaine convenance. En effet seuls les lieux clés comme les Champs Elysées ou Montmartre ainsi que les monuments de la ville ont été reproduits et liés entre eux pour une visite touristique diligentée. Le terrain de jeu ne se retrouve pas réduit pour autant, la carte est assez impressionnante quand on sait que Paris se divise en 3 zones ayant chacune une surface conséquente. De plus il faut additionner des petites villes provinciales telles que la Picardie ou le Havre. Le paysage affiché est loin d’être totalement charmeur car on admettra que la réalisation est plus ou moins en dent de scie. A cela on regrettera un aliasing persistant qu’il y ait de la couleur ou non dans ses contrées.
Afin d’illustrer l’occupation allemande et par conséquent l’oppression de la population, un jeu de noir et de blanc teinté de quelques couleurs sera utilisé. Si ce style graphique a su faire ses preuves au cinéma, il réitère son efficacité ici en créant une atmosphère oppressante et la sensation de participer à un film d’époque. La qualité visuelle n’en est que plus grande lorsqu’elle est en opposition avec les premières couleurs qui commencent à apparaître grâce aux faits d’armes de Sean.
Super résistant passe à l’action Carburant à l’alcool, « l’irlandais » comme il est surnommé, redoublera de prouesses techniques et d’ingéniosité pour réaliser les missions principales et secondaires qui en passant sont obligatoires pour progresser. Elles ont l’avantage d’être variées voire spectaculaires par moment, entre des assassinats, le sauvetage d’un scientifique sur un train rempli de soldats ou encore la destruction d’un canon géant incrusté dans le toit d’un monument. Pourtant, il ne sera pas aisé d’arriver à ses fins car les soldats nazis, on peut le dire, sont sur le qui vive. Pour mener à bien ses missions trois types d’approches seront possibles, le style kamikaze, déguisé ou diversion. La première est assez facile à comprendre dans l’ensemble, le seul inconvénient est qu’il a tendance à attirer plus de soldats rendant ainsi la tâche plus difficile ou alors plus excitante pour les aficionados de la gâchette. Beaucoup plus subtil, utiliser un déguisement demandera d’assommer un soldat et de se déplacer discrètement sans rester trop longtemps dans le champ de vision de l’ennemi sous peine d’être démasqué. La troisième méthode consistera à exploser un élément à proximité de son objectif et ainsi détourner l’attention mais en revanche les gardes auront une visibilité accrue. Pour être honnête dans la grande majorité des missions, il sera très difficile de ne pas se faire repérer par l’ennemi en moins de deux minutes. Outre ce sixième sens, l’ennemi n’est pas très agressif signe d’une IA peu performante.
Il est donc normal que l’armement soit primordial afin de se frayer un chemin et il faudra aussi compter sur son agilité ainsi que son goût pour l’explosion en tout genre. On ne pourra s’équiper que de deux armes à feu quelle que soit la nature de celles-ci mais il n’est pas interdit d’échanger avec celle d’un ennemi mort. Si on veut limiter le nombre d’ennemi, Sean peut prendre de la hauteur en grimpant sur les bâtiments et autres structures. La prise en main du système d’escalade est assez perfectible surtout si on a déjà été au commande d’un certain Assassin. A chaque mouvement spécial que notre héros effectuera dans son ascension il faudra presser un bouton qu’on finit au final par marteler sans arrêt. On notera aussi son mouvement de balancier afin de monter et qui défie les lois de la physique. Enfin on pourra balayer à peu près toutes les infrastructures nazies à coup de dynamite ou autres explosifs à retardement. On terminera notamment par préciser que des quêtes annexes consistant à la réalisation des défis ou encore à la destruction de structures prolongent la durée de vie. De même que la recherche de tous les véhicules disponibles saura tenir en haleine. Ces quatre roues ont la particularité d’être très maniables, chose assez rare dans ce genre de jeu.
7/10En conclusion, on ne sait pas si The Saboteur aurait pu être le messie du studio Pandemic mais il a l’honneur d’offrir une aventure tout à fait convenable. Les missions restent originales, l’univers en noir et blanc est très attrayant et le titre offre une durée de vie de plus d’une quinzaine d’heures minimum. Pourtant il n’est pas exempt de tout défaut et seuls ceux qui aiment le genre sauront passer l’éponge. Cependant il est certain que le titre n’est pas bâclé car il est rempli de bonnes idées et que son potentiel reste incontestable mais il pêche par un manque de finition.Les + : Des missions variées - l'originalité du style visuel en noir et blanc - un système de conduiteLes - : une réalisation inégale - un aliasing omniprésent - un synchronisation labiale ratée - une IA assez faible
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