Military Madness: Nectaris

La possibilité de proposer des titres téléchargeables sur les plateformes prévues qu’il s’agisse du Xbox Live et du PSN permettent de ramener à la vie d’anciens hits à moindre coût. C’est au tour d’Hudson Soft de proposer un de ses classiques parus dans les années 90 remis au goût du jour. Quand l’éditeur ne faisait pas de Bomberman, ce sont des titres tels que Military Madness : Nectaris qui surgissait de son chapeau. Si dans le fond et dans la forme, on sent l’essence même d’un jeu de stratégie, son contenu est bien trop léger pour profiter de son plein potentiel.

Une bataille bien austèreLe scénario est rencardé au second plan ne faisant office que de prétexte au contexte. Au XXIIe siècle, la Terre se retrouve surpeuplée et décide donc de se décharger de son trop plein démographique en créant des colonies. Devant la découverte d’uranium, le gouvernement de l’Union transforme ses lieux de vies lunaires en camps de travaux forcés. Inéluctablement, des révoltes ont explosé sur le satellite débouchant sur un groupe armé de résistance appelée Xenos. En réponse les forces militaires de l’Union sont envoyées pour les mater. Si on a déjà vu des histoires plus complexes, on s’en serait contenté comme fil rouge le long des combats. Hélas, on est limité à une introduction et à une conclusion entre lesquelles on enchaîne bêtement les affrontements.

On regrette aussi que les deux factions ne se distinguent que par leur couleur. Autrement dit ,les différentes unités et les deux structures présentes sont identiques au pixel près. On peut comprendre bien sur que tout deux bénéficient de la même technologie dans la mesure où ils sont d’origines terriennes mais là on est dans un jeu et qu’un minimum de fantaisie n’a jamais fait de mal. Malgré tout on ne en leur voudra pas pour les cartes qui ne brillent pas par leur diversité dans la mesure où l’on se trouve sur la Lune.

La stratégie pour seule solutionQuand face à un ennemi, on se retrouve avec les mêmes armes, seule la stratégie fait la différence. Cela tombe bien puisque le titre en fait la part belle avec une certaine efficacité. Le fait d’opter pour un style au tour par tour permet d’établir sa tactique calmement et de réfléchir pour le meilleur positionnement. En effet le placement de ses unités est un élément primordial à prendre compte. Selon qu’on se situe sur un point surélevé, augmentera la défense de ses troupes permettant de limiter le nombre de perte. Il en va de même pour l’attaque qui sera plus ou moins forte selon qu’on encercle son ennemi ou qu’on bénéficie d’un soutien. Quoiqu’il en soit, chaque affrontement résulte d’une petite animation plutôt classique.

Chaque unité correspond à une garnison de huit éléments. A chaque perte, l’attaque et la défense de la garnison se retrouvent sensiblement diminué. Malgré tout le groupe gagnera en grade après chaque duel ce qui aura pour effet d’améliorer l’efficacité des tirs et de la défense. Cette donnée devient nécessaire si on ne veut pas voir ses troupes se faire décimer en un clin œil. La plupart du temps ce gain d’expérience ne laisse pas indemne et il faudra savoir opter pour le retrait de ses troupes vers ses usine pour se revigorer. Les usines sont les seules structures sur le terrain avec la double fonction de centre de réparation et de création. Seules les unités d’infanterie peuvent les capturer et il n’est pas possible de les protéger en les occupant.

Précédemment on critiquait le manque de diversité entre les deux camps mais cela ne voulait pas dire que les unités ne soient pas diverses. Entre les grandes familles classiques d’infanterie, de blindés, d’unités aériennes, d’artillerie et de transports, on ne trouve avec pas moins d’une dizaine d’unités. Il est vraiment dommage de ne pas pouvoir produire librement les unités voulues dans les usines qui imposent ce qu’elles ont en magasin. Il existe une unité exclusive en multijoueur appelé le commandant. Cet énorme bipède surpasse tous les autres, tant pour les déplacements que pour l’attaque se posant aiinsi en tant que pièce maîtresse. Toujours dans le mode multi, il est possible cette fois de personnaliser son camp en affectant différentes améliorations sur toutes ces unités ou sur son commandant. Enfin il faut saluer la possibilité de jouer à deux sur une même manette à tour de rôle dans une partie en local.

Military Madness : Nectaris est un bon jeu de stratégie qui pourrait s’apparenter à un encas pour les spécialistes du genre qui veulent jouer rapidement ou à un baptême du feu pour les non-initiés. Bénéficiant d’un gameplay consistant, il se révèle être assez rapide pour un jeu au tour par tour. De plus on est agréablement surpris de prolonger l’aventure avec un multi assez différent de la campagne solo. Le vrai bémol vient d’un petit manque de profondeur sur ces différents aspects qui laissent un arrière goût de pas assez. Enfin la durée de vie du titre variera à moins de cinq heures ou plus selon son affinité avec ce style de jeu

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