Earthworm Jim HD

Ramener à la vie des grands jeux des anciennes consoles de notre enfance sur consoles HD est devenu chose courante et on peut dire que c’est une formule qui marche. Le dernier en liste à ressusciter, c’est Earthworm Jim, un des titres qui a marqué l’ère 16 bits de par son ton particulier. En y repensant, on se rappellera du talent de David Perry et de Virgin qui distribuait des jeux, une drôle d’époque je vous le dis. Pour son retour, il est suivi de l’annotation HD qui signe qu’il a subi une cure de jouvence pour répondre aux standards d’aujourd’hui. Cependant, qu’en est-il de la nostalgie? Ces améliorations n’ont-elles pas travesti le titre et par conséquent le fun émergeant de nos réminiscences.

Un ver de terre bien dans son costumeCe qui fait la magie d’Earthworm Jim, c’est son univers improbable et totalement déjanté. De par sa nature de ver de terre, Jim se fait traquer par un corbeau quand il s’approche d’un vaisseau crashé dans lequel se trouve un costume vivant qui fusionnera avec lui. Dès lors sa mission sera de sauver une princesse pour une raison tout bonnement inconnue. Si ce scénario est totalement incohérent, il est révélateur du décalage permanent au fil des niveaux. Le plus étrange c’est que ce constat n’a rien de péjoratif puisque le résultat est qu’on se retrouve à traverser des mondes variés et qui n’entachent en rien le plaisir de jeu.

D’ailleurs en ce qui concerne les graphismes, on peut dire que le passage vers la haute définition s’est fait avec douceur et avec simplicité. La réalisation est telle qu’on a l’impression que l’aspect d’antan est conservé mais qu’il a été plus affiné. Il en va de même pour la musique qui réussit la même illusion en épurant le son grinçant de l’époque. La conséquence qui est peut être une résultante de ce travail qui se veut de qualité, c’est le temps de chargement infiniment long entre chaque niveau.
Un gameplay riche pour les jeunes comme les plus vieux Paradoxalement, le gameplay du jeu se veut plutôt simple puisqu’il repose sur trois mouvements, sauter, tirer, et utiliser Jim comme fouet. Pourtant ce qui fait sa richesse ce sont les différentes interactions avec le décor comme transformer son fouet comme grappin pour s’agripper à un crochet ou tirer sur un frigo pour catapulter une vache. De plus la variété des missions donne un rythme soutenue et on appréciera l’escorte d’un chien qui au moindre choc, se transformera en monstre pour vous le faire payer.Outre son succès pour son originalité, le jeu était aussi synonyme de grande difficulté à l’époque. Si cela laisse pour certains un souvenir plutôt amer qu’ils se consolent, puisque différents niveaux de difficultés sont proposés allant de facile à celui d’origine pour les puristes. Ainsi c’est 16 niveaux dont 3 à débloquer qui s’offriront à vous sans compter les sous parties qui ponctueront l’aventure. Hélas, bien qu’on puisse revisiter les lieux complétés, le compteur sera remis à zéro si on change la difficulté. Si l’aventure principale se finit en moins de trois heures, il pourra se rabattre sur le multijoueur tout aussi intéressant. Jouable jusqu’à quatre, les joueurs devront s’entraider pour traverser les 14 niveaux inédits mais la compétition subsiste par le biais d’une course au point.

En conclusion, Earthworm Jim HD est une très bonne surprise car il a su évoluer visuellement sans pour autant perdre les sensations qu’il procurait. Au-delà, les ajouts de niveaux bonus et d’un multi convaincant montre que l’on n’a pas droit qu’à un simple portage. Peut être que sa difficulté pourra rebuter ceux qui ne sont plus à ces titres qui relevaient plus de la performanceLes + : Un multi convaincant – une réalisation réussie –toujours aussi délirant – une difficulté adaptableLes – : Des temps de chargement plutôt longuets – une durée de vie courte (sans multi).

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