A la différence d'un Dance Central ou c'est votre corps tout entier qui fait office de « manette », pour DanceStar Party, il vous faut utiliser le Playstation Move. Il n'est pas rare de voir Sony nous proposer l'utilisation de son périphérique mal aimé par les gamers pur et durs. On le retrouve à toutes les sauces pour le plaisir de certains et le malheurs des autres. Il faut donc faire une croix sur ce jeu si vous ne possédez pas le Move car on ne peut pas y jouer à la manette. C'est une sélection naturelle assez inhabituelle de la part de Sony que de ne pas laisser le choix aux joueurs, bien que le titre ne s'y prête pas il est vrai. Cependant, un variante à base de sixaxis avec succession de bouton aurait été sympa.
Le système de jeu est plutôt classique avec une silhouette à l'écran. Notre but est de reproduire les mêmes mouvement dans le timing demandé pour faire des points. La majorité des points se font avec le mouvement des bras. Chose logique lorsque l'on sait que la manette est le principal capteur de mouvement. Comme toujours avec ce genre de système, il est possible de tricher en bougeant simplement le Move comme indiqué à l'écran, chose que l'on ne peut pas faire dans un Dance Central par exemple. Vous avez bien entendu les habituelles aides visuelles vous indiquant le prochain mouvement, pour permettre aux joueurs d'anticiper la danse. Rien de révolutionnaire donc. À noter que le Playstation Move répond parfaitement aux mouvements que l'on fait, ce qui permet d'avoir un contrôle sur sa danse et sur notre capacité à faire le plus de points possibles. Parfois, on ne vous cache pas que le scoring est incompréhensible, mais la finalité est le plaisir de danser.
Des soirées qui bougent!
Côté tracklist, on se retrouve avec un contenu digne de ce nom. Bien que l'ensemble du jeu dispose de titres Anglophone, on a un réel plaisir de retrouver une Macarena avec Mia Frye se trémoussant devant nous. C'est la jeunesse de la plupart des joueurs qui revient à la figure de chacun. Le dilemme est simple, on prend un coup de vieux d'un coup ou on se retrouve nostalgique. Mieux vaut la nostalgie comme on dit ! Pas moins de 40 titres vont vous faire bouger tout au long de la nuit. Sans nul doute, vous aurez la possibilité d'accéder à des titres supplémentaires via Internet dans le futur. D'ailleurs, vous pouvez créer vos propres chorégraphies et les proposer à la communauté, ou à vos amis. Histoire de ne pas tomber dans la routine des chorégraphies du jeu. La création est très simple d'utilisation et l'ensemble est accessible au plus grand nombre. Vous n'avez plus aucune excuse, si les chorégraphies ne vous plaisent pas, vous avez la possibilité de vous faire un jeu sur mesure.
Les chanteurs n'ont pas été oubliés eux non plus avec une option karaoké disponible pendant les morceaux. Cette option permet de jouer sans le Move, un plus lorsque l'on sait que sans ce périphérique, on ne peut pas suivre de chorégraphie. Qu'on se le dise, DanceStar Party est un jeu pour danseur occasionnel. Là où Dance Central demande une vraie maîtrise de son corps, le jeu de Sony lui, permet quelque écarts. Certainement plus accessible pour les enfants que les autres jeux du même genre, il n'est pas rare de voir que dans la communauté, on retrouve des vidéos d'enfants. Ce côté communautaire est d'ailleurs un vrai plus, avec une option de partage qui boost la durée de vie. Au final, on se fait plaisir, on peut faire plaisir avec ses créations, et on en demande pas plus à un jeu de danse.
7
DanceStar Party est un jeu pour tous les publics. Simple d'accès, une playlist très agréable, l'ensemble rend une copie correcte qui saura ravir le plus grand nombre. Danser sur des titres anglophones est sympathique, mais pour la France, on aurait bien aimé retrouver des chansons bien de chez nous. La possibilité de créer et partager ses chorégraphies avec la communauté est un gros plus. Les chanteurs pourront quant à eux participer au jeu avec un karaoké disponible pendant les morceaux. Finalement, DanceStar Party est un jeu de danse classique qui trouvera son public sans révolutionner le genre.
Test de Sid


